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Un mystère encore non résolu…
La Bête du Gévaudan est un animal légendaire qui a fait une centaine de victimes (morts ou blessés) dans la région du Gévaudan, région française du Languedoc (aujourd’hui partagé entre la Lozère et la Haute-Loire). Les faits se sont déroulés sous le règne de Louis XV, entre 1764 et 1767.

Printemps 1765 : Première attaque
En 1764 apparaît en Gévaudan un nouveau fléau : une « bête féroce » qui dévorera en trois ans une centaine de femmes et d’enfants. Le témoignage de la première victime va plonger tous les chercheurs dans le doute : « La bête qui m’a attaqué ressemble à un gros loup, mais ce n’en est pas un ! » Alors : est-ce un loup ? un chien-loup recouvert d’une peau de sanglier ? un homme ? Un loup-garou ? On sait juste que ses déplacements sont toujours imprévisibles et parfois d’une longueur surprenante…
« Figure du Monstre qui désole le Gévaudan ».
Gravure sur cuivre de 1764-1765
Janvier 1765 : La résistance des Gévaudanais
En janvier 1765, les attaques se multiplient et l’angoisse saisit la population. L’évêque de Mende croit en une vengeance divine et exhorte à la prière. Des battues sont organisées mais elles ne servent à rien. La bête préfère apparemment la chair humaine tendre et elle ne s’attaque jamais aux animaux. Et puis elle produit des mutilations sanglantes, elle sélectionne ses proies, déjoue les pièges. C’est quasiment une sorte d’art du crime.
Mai 1765 : l’intervention de l’Etat
Le gouverneur du Languedoc envoie 57 dragons mais ils ne parviennent pas à attraper la bête. En mai 1765, le roi Louis XV envoie le meilleur louvetier du royaume, Denneval. Mais rien n’y fait. Alors, il envoie son propre chasseur, François Antoine, et 14 chasseurs d’élite. Persuadé qu’il s’agit d’un loup, Antoine réussit à tuer un loup qu’on va considérer officiellement comme la Bête. Il ramène à Versailles sa dépouille empaillé et maquillée de façon à terrifier la Cour et faire sensation. Et pendant deux mois on n’entend plus parler d’elle.
Intervention de l’Etat, gravure 1765 Bnf

Juin 1767 : Un mystérieux personnage, Jean Chastel
Au cours de sa prise, François Antoine en a aussi profité pour jeter un certain Jean Chastel et ses deux fils en prison, pour avoir mis deux de ses cavaliers en péril. Ces derniers élèvent des molosses qu’on prend pour un loup tantôt pour un chien. Or, un jour, une jeune fille nommée Marie est égorgée. Jean Chastel, ravagé de chagrin, sort de ses gonds et jure de tuer la Bête.
En juin 1767 au cours d’une battue de plus, Chastel s’approche d’un gros loup et l’abat sans qu’il ait tenté de fuir. Et l’hécatombe cesse du jour au lendemain. D’où l’hypothèse qu’il aurait élevé la Bête pour tuer. Mais aujourd’hui encore, l’histoire fait débat.
Depuis, la Bête est devenue un mythe. À Marvejols, la statue d’Auriscote la représente terrifiante.
Une statue de la bête du Gévaudan est visible à Marvejols (voir illustration).
Trois films ont été réalisés autours du thème de la bête du Gévaudan :
On notera évidement le grand succès obtenu par le film de 2001 « le pacte des loups », qui est considéré comme l’un des film français ayant eu le plus de popularité à l’étranger. En France, il a dépassé les 5 millions d’entrées. Dans le film sont présents Monica Belluci et Vincent Cassel !
De très nombreux livres entièrement dédiés à la bête ont vu le jour !
Pour une liste exhaustive, consultez l’article Wikipédia concernant la bête du Gévaudan.

Le Gévaudan (en occitan : Gavaudan ou Gevaudan ; en latin : Gabalitanus pagus) est une ancienne province française. À la Révolution française son territoire a servi de base pour former le département de la Lozère. Seul le canton de Saugues fut rattaché au département de la Haute-Loire.
Le Gévaudan est, en réalité, le nom de l’ancienne province qui deviendra, à la Révolution Française, le département de la Lozère.
Le mot « Gévaudan » est issu du mot « Gabale », ce peuple Gaulois, allié de Vercingétorix pendant la Guerre des Gaules contre l’Empire Romain. La capitale du pays Gabale était alors Javols, commune qui porte ce nom encore aujourd’hui.
Le Gévaudan est longtemps resté une zone peu peuplée et difficile d’accès. Environ 1500 ans avant notre ère, la région est décrite comme couverte de forêts sombres et denses. Ce qui deviendra plus tard le département de la Lozère est alors une contrée particulièrement froide, soumise à un climat continental très marqué, entrainant de terribles et interminables hivers. Les rayons solaires peinent à réchauffer le sol à travers l’entrelacement des bois et de la végétation.
Cette terre est alors hostile, compte d’innombrables lacs et étangs qui rendent sont sol spongieux, marécageux et peu fertile. Il n’y a pas de chemins, et les hommes traversent le Gévaudan guidés par leur instinct, se frayant un chemin entre points d’eau et arbres millénaires. Les quelques ermites habitants ces vastes étendues inhospitalières survivent de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Le commerce est alors à son point mort et seules quelques familles parviennent à survivre en Gévaudan.
Peu à peu, la population s’agrandit et commence à défricher pour créer des terres cultivables. Le plateau d’altitude de l’Aubrac est aujourd’hui une grande étendue aride mais elle est à ce moment-là une vaste et sombre forêt. Ce sont les moines qui vont petit à petit déboiser et façonner les vastes plaines que nous connaissons aujourd’hui pour y développer l’élevage d’ovins.
Ce déboisement massif de l’Aubrac a permis l’apparition d’un milieu de moyenne montagne humide, particulièrement propice à l’essor de la biodiversité locale. En effet, et mis à part la faible densité de population, les pollens et acariens sont très peu présents au-delà de 1200 m d’altitude, ce qui en fait l’endroit idéal pour le développement du climatisme.
Aujourd’hui encore, le département de la Lozère a su conserver une nature sauvage et une population limitée. Ces caractéristiques font malheureusement fuir les enfants qui l’ont vu naître, attirés par les lueurs urbaines, mais ses enfants devenus grands reviendront toujours auprès de cette terre d’introspection et de ses paysages à la force tranquille.
