Marvejols

Altitude : 640 m / Nombre d’habitants : 5183

Marvejols, ville royale en Gévaudan, est une cité de caractère marquée tant par le moyen âge que par la renaissance. La ville devient royale en 1307.

Fortifiée durant les guerres de Cent ans, elle se convertit au protestantisme au XVIème siècle et prit parti pour Henri de Navarre futur Henri IV.

La ville fut détruite lors des guerres de religion. Reconnaissant, Henri IV fit reconstruire la ville dès 1601.

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Histoire et patrimoine

Au cœur de ce bassin, la ville principale est Marvejols. Tout au long de son histoire, son statut de « Ville royale » entretiendra une sorte de rivalité avec le chef lieu, Mende, symbole de la « Ville épiscopale ».

La visite du centre ville vous permettra de découvrir le quartier le plus ancien de la cité avec ses rues rayonnantes convergeant vers l’église et l’emplacement de l’ancien château. La ville du XIIIe et XIVè s. avec ses artères en angles droits. Au cœur de la cité les maisons conservent leurs croisées des XVIè et XVIIè s. De nombreuses portes avec des linteaux en accolades demeurent les derniers témoins de l’architecture  gothique, et gothique-renaissance, la belle demeure de la famille Seguin de Prades, anciens co-seigneur de la ville, en partie de style renaissance ; La belle entrée néogothique de la chapelle de l’ancien hôpital, et surtout son église paroissiale de style post-tridentin.

Les grandes dates de son histoire

La mention la plus ancienne de la ville remonte à l’année 1060 avec la donation d’une partie du mas de Marvejols à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille. En 1307, par l’acte de paréage, l’évêque comte du Gévaudan, trouve un accord avec le roi de France pour faire la paix. La province est alors divisée en trois parties : les terres de l’évêque, les terres du roi, et des terres qui seront dites communes. C’est à cette période que Marvejols deviendra le siège de la représentation royale. Marvejols était la principale ville de la vicomté de Grèzes.

A quelques kilomètres de Marvejols, le village de Grèzes nous rappelle ce jour de l’an 1204. Arrivés au pied de la forteresse par le chemin sinueux, deux personnages importants sont annoncés aux cris de Barcelone ! Barcelone !. Le roi Pierre II accompagné de son beau-frère le Comte de Toulouse pénètrent dans l’antique forteresse, alors que la bannière d’Aragon flotte au sommet de la tour. après l’effacement des rois d’Aragon, le roi de France devient maître des lieux.

En 1308, le cours de la rivière Colagne qui traverse la vallée est aménagé pour limiter les inondations de la partie basse de la ville avec la création d’une digue pour élargir son lit en cas de crues, construction d’un béal, implantation de moulins. qui feront, durant de nombreux siècle, la prospérité de la cité.

La ville et ses environs furent marqués par la guerre de Cent ans  (1337-1453) avec les attaques de routiers, mercenaires payés par les anglais. Près de Chirac, sur le plateau de Rouby, commune de Bourgs-sur-Colagne, une croix dite des « Anglais » commémore une victoire sur les envahisseurs. La légende raconte que les paysans utilisèrent l’éclairage de nombreuses lanternes pour simuler une résistance importante.

Pour nous récompenser de notre bravoure, le Roi Charles VII nous permettra d’ajouter une fleur de lys aux armoiries de la cité.

Au moment de la réforme, les différentes villes et villages embrasseront la nouvelle religion sous l’impulsion du Baron de Peyre. L’assassinat de ce dernier lors du massacre de la Saint-Barthélémy, le 24 août 1572, va instaurer en Gévaudan et sur les différentes communes une violence sans égale. Plus tard, le roi de France Henri III chargera le duc de Joyeuse de réduire toutes les places fortes protestantes de la province et en septembre 1586, la ville de Marvejols sera en partie détruite. L’année d’après, Navarre prendra sa revanche lors de la bataille de Coutras où le Duc de Joyeuse perdra la vie.

Le manque d’argent épargna la ville de la destruction de ses fortifications, aussi le rétablissement de la cité engagé à partir de 1601 sera relativement rapide.

Autre événement tristement célèbre à Marvejols, la peste de 1721, qui décimera les deux tiers des habitants.

De 1764 à 1767 les méfaits de la Bête du Gévaudan impacteront Marvejols. Cette dernière bien qu’éloignait des lieux où la bête sévissait de plusieurs lieues, logeait des troupes et fournissait des rabatteurs. Une statue représentant l’animal fut érigée en 1958. Sur les pattes arrières, on peut y lire la signature du sculpteur, Emmanuel Auricoste et sur l’autre patte le nom du fondeur Susse.

Sous le consulat, Bonaparte décide d’établir une sous-préfecture à Marvejols, elle sera supprimée en 1926.

Au XIXè siècles, progressivement, les différents moulins implantés jadis le long du béal seront transformés en manufactures lainières. Avec beaucoup de talent, aristocrates et bourgeois développeront cette industrie lainière. Les communautés religieuses implantées en France et à l’étranger rempliront les carnets de commandes près d’un siècle durant. Le promeneur peut encore découvrir les vestiges de cette industrie lainière avec les constructions en sheds, les imposantes cheminées de pierres ou de briques.

Sous l’impulsion de l’abbé Oziol dans les années 1960, est créée  le « Clos du Nid » (commune de Grèzes)  établissements spécialisés pour l’accueil des enfants handicapés, c’est tout le bassin de vie qui bénéficiera  de cette nouvelle activité avec l’emploi de plus de 800 personnes.

Les sorties autoroutières A75 situées sur le Buisson, sur Marvejols et sur le Monastier, vous permettront d’accéder au plus près à l’ensemble de la Communautés des communes du Gévaudan.